Humeur

Dailymotion

14 janvier 2008 par Romuald

La bande-annonce est arrivée en page d’accueil sur Dailymotion et le nombre de visites augmente d’un coup.

Ça fait plaisir.

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Ma journée du 17 décembre : Avant première

3 janvier 2008 par Romuald

 

Micheline et moi.

Comme promis dans le premier post, je vais essayer de raconter ma version de la sortie du film. J’ai pris pas mal de retard mais les fêtes de fin d’année et la sortie elle-même ne m’ont pas laissé beaucoup de temps. Allez hop, on y va.

Ma journée d’avant-première a commencé par une nuit d’insomnie, puisque je ne me suis endormi que vers 5 heure du matin. C’est donc passablement dans le coaltar que je suis allé chercher Micheline Presle chez elle pour l’accompagner à la radio.

Micheline chez RTL

Micheline doit se rendre dans les locaux de RTL pour enregistrer les Grosses Têtes. En sortant du taxi, Pascal, l’attaché de presse, et moi devons faire barrage de nos petits corps musclés pour protéger Micheline des aspirants paparazzi qui guettent jour et nuit devant les studios.

Micheline se laisse un peu photographier puis nous entrons dans la place. Notre star est accueillie chaleureusement par Philippe Bouvard. Les chansonniers sont en train de s’échauffer en se racontant mutuellement des anecdotes drolatiques. Je tente de me présenter mais personne ne fait attention à moi, et ça me va très bien : j’aime observer dans mon coin.

L’émission commence et je parviens finalement à mendier un café, le premier de la journée. Micheline Presle entre en scène (ou en onde), Pascal et moi regardons l’émission depuis un poste de télévision.

Micheline aux Grosses Têtes

Tandis que Pascal compte combien de fois mon nom ou celui du film sont cités, je regarde Micheline. Quelle classe ! Elle a une façon incroyable de botter en touche quand une question l’entraine sur un terrain qui ne lui convient pas qui me laisse admiratif. Mais le plus simple est que vous écoutiez le résumé de l’émission :

A peine sortis des studios, nous bondissons dans un taxi qui nous amène au Palais des Congrès. Nous avons 20 minutes pour déjeuner avant d’enregistrer l’émission Star-Mag. Micheline veut aller au Congrès, une grande brasserie qui fait des fruits de mer. Huitres, bulots, coquilles Saint-Jacques et Pouilly Fumé (le vin du film), nous passons un rapide mais agréable moment jusqu’à ce que Pascal essaie de payer. Carte muette. Au bout de plusieurs tentatives, je dois régler la note. J’espère que j’arriverai à me faire rembourser…

TPS-Star, enregistrement de Star-Mag.

Star Mag.

Stéphanie Renouvin aime beaucoup le film, elle nous le dit et cela se voit. Cela fait que l’émission est vraiment agréable à enregistrer. C’est une double interview de 20 minutes avec la bande annonce et un extrait du film. 20 minutes c’est encore plus court pour parler de son film que pour se ruiner en fruits de mer. Mais globalement, j’ai l’impression de faire mon meilleur passage télé depuis que le film circule. Un seul regret : quand Micheline parle de mes talents de magicien je m’aperçois que je n’ai même pas une pièce de monnaie en poche pour faire le malin. Ce sera pour une autre fois. Pour finir l’émission, on filme notre départ des studio. Du coup, je n’ai pas la possibilité d’aller me faire démaquiller. Je monte dans le taxi avec le teint halé et les joues qui grattent (pas l’habitude du fond de teint).

Après avoir déposée Micheline devant chez elle, je me rends compte que j’ai, ô miracle, le temps d’aller me reposer une heure à la maison. Je me fais déposer à la gare du nord.

Au bout d’une demi-heure d’attente sur le quai, on commence à faire des annonces : en raison d’un incident à Haussmann-Saint-Lazare, le trafic est interrompu en direction de mon lit. J’appelle Hélène d’une cabine (mon portable vient de tomber en panne) et je me rends directement au MK2 Bibliothèque.

J’arrive au cinéma dans un état quasi comateux. Je tombe sur des amis de mes parents qui sont eux aussi très en avance, ils me paient un café qui est, cette fois-ci, le cinquième de la journée… Les crampes d’estomac commencent.

Photo raté.

Je sors mon appareil et fais quelques photos complètement nulles. On me dit que c’est interdit, je conteste en déclinant mon identité. On me laisse faire. J’ai la tête qui tourne. Finalement les invités commencent à affluer. La famille, les amis, l’équipe, les vieux copains de fac, les nouvelles rencontres, les invités de la prod, le comédiens, je ne sais plus où donner de la tête. Je résous provisoirement le problème en me postant à l’accueil.

Mon ticket

Tout le monde est enfin rentré, seuls mes producteurs, mes comédiens et moi restons en coulisse. A nous aussi, il nous faut un ticket, Xavier de Memento nous donne un “exo” puis nous passons par une porte dérobée pour pouvoir arriver directement sur l’avant-scène.

Mes producteurs entrent dans l’arène les premiers, je n’entends pas ce qu’ils racontent. Je dois y aller, je suis dans un état second, d’habitude, je sais m’y prendre avec une salle et je trouve toujours au moins une blague ou eux pour détendre l’atmosphère. Là, rien, le grand vide, le brouillard. Je bafouille quelque mots, parlant même de tomates que les spectateurs seraient susceptibles de me lancer, je trouve juste la force de dédier la soirée à Jean-Pierre Cassel et à Jean-Claude Brialy, avant de céder la parole aux autres comédiens qui n’ont pas trop envie de parler non plus avant la projection. Le représentant de la région Centre nous tire d’affaire en faisant un discours plutôt sympathique. Puis le film commence. Avec tout ça, j’ai même oublié de remercier l’équipe.

Quelle honte ! J’ai eu l’impression d’être redevenu le chevelu timide que j’étais à la fac. Lilian Loyd que je n’avais pas vu depuis cette époque a d’ailleurs écrit dans son blog que je n’avais pas changé (détail amusant : il dit que je ratais tous mes tours alors que Pascal, autre pote de fac que j’ai revu à Montréal, croit se souvenir que je séduisais toutes les filles avec mes talents de magicien. Ces deux versions sont aussi fausses l’une que l’autre. C’est dingue à quel point on se rappelle plus d’un personnage quasi-romanesque que de la vraie personne. Tant mieux.).

Après le film, on a bu un verre et tout le monde est venu me parler. Que des compliments, ce qui est normal en pareilles circonstances, mais avec de véritables accents de sincérité. Et mes espions dans la salle n’ont pas entendu de commentaires déplaisants.

La journée s’est donc très bien terminée malgré des vodkas peut-être un peu trop tassées.

Sébastien et moi.

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Bonne année 2008

3 janvier 2008 par Romuald

Bonne année

Et pour bien commencer l’année pourquoi ne pas aller au cinéma ? Il reste encore quelques salles où passe le film.

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Festivals

15 décembre 2007 par Romuald

La vie du film n’a pas commencé avec l’ouverture de ce site, je vais donc tenter de faire un petit bilan préhistoblog des .

Festival du film du monde de Montréal.
Projections le 2, 3 et 4 septembre 2007.

Pour une première du film, ça a vraiment été incroyable, le public Québécois est vraiment très chaleureux. Je ne savais pas du tout comment un public allait réagir, mon cœur battait à fond la caisse jusqu’au première rire. Ensuite ça a été un plaisir permanent. C’est vraiment beaucoup plus rassurant de faire une comédie qu’un thriller ou un drame : au moins on sait quand on a visé juste. A la sortie, longues discussions avec les spectateurs, on me parle de la tendresse du regard et de ma vision de l’institution. Ouf… Ce n’est pas qu’un film rigolo.

Par ailleurs, j’ai “fait” 2 radios et une télé (Radio-Canada l’équivalent de notre LCI), j’essaierai de mettre les interviews en ligne.

Retrouvailles avec Rémi, mon parrain Québécois que je n’avais pas vu depuis 1983.

Festival des Jeunes Réalisateurs de Saint-Jean de Luz.
Projection le 9 octobre 2007.

Je voyage avec Rémi de Memento. Très bon accueil par Jean-Michel Descombe. Sur scène, je pleure comme un imbécile en parlant de mon grand-père. Note pour plus tard : essayer de biaiser quand on me pose la question de l’inspiration.
La réaction du public est toujours aussi favorable, les Basques rient moins fort que les Québécois mais aussi longtemps. Premiers échos professionnels, Denis Dercourt me donne des conseils pour les dossiers de presse. Plusieurs interviews dont une pour Ciné-Cinema, je vais rappeler la journaliste pour lui demander si je peux mettre son sujet.

Je rentre. A 2 heures du matin, le téléphone sonne. C’est Jean-Michel. Il voudrait avoir le numéro de téléphone de Philippe Nahon pour lui remettre le prix d’interprétation.

Festival de Colmar - 7 jours pour le 7ème Art.
Projection le 15 octobre 2007.

Festival non-compétitif, mais l’intérêt n’est pas là : la soirée est consacrée à Jean-Pierre Cassel. Au programme, “Vous êtes de la police ?”, un hommage à Jean-Pierre, puis “Le vrai coupable” de Francis Huster.

Micheline et Firmine voient le film pour la première fois. Je suis assis à coté de Micheline qui prend ma main à la fin de la séance, tout va bien.

Après le film, on nous fait venir sur scène. Le présentateur annonce “et maintenant, Romuald Beugnon va rendre hommage à Jean-Pierre Cassel” et me tend le micro. Je n’avais rien prévu de tel, alors je dois trouver quelque chose, essayer de mettre des mots sur cette absence incompréhensible. Je prononce quelques phrases avant de passer le micro à Philippe.

Micheline reçoit un trophée pour l’ensemble de sa carrière. Nous faisons des interviews avec la presse locale. Je retrouve Fabrice mon plus vieux pote de lycée, que je n’avais pas vu depuis une éternité.

Courmayeur - Noir Film Festival.
Projection le 7 décembre 2007.

Courmayeur est une très belle station de ski au nord de l’Italie, c’est Chamonix mais de l’autre coté du tunnel du Mont-Blanc. Heureusement que les organisateurs parlent tous français car je ne connais pas un mot d’italien. C’est drôle à quel point, dans les internationaux, les conversations sont polyphoniques. On passe d’une langue à l’autre suivant son interlocuteur sans même s’en rendre compte. Il faut que je travaille mon anglais, plus qu’une nécessité pratique c’est devenu une politesse élémentaire.

Je sympathise avec Jieho Lee un réalisateur américano-coréen venu avec sa femme et son bébé. J’aime beaucoup son film et c’est réciproque ce qui ne lasse pas de m’étonner : nos style sont si différents.

Soirée dansante l’avant dernier jour du festival. Une organisatrice s’approche de Jieho et lui souffle quelque chose à l’oreille. Il est très content. Je vais le voir et lui dit : “You guy have a price !”. Il fait semblant de rien.

Je rentre à l’hôtel à 2 heures du matin (je suis abonné) mon téléphone sonne. Je dois rester une journée de plus pour recevoir le prix du public.

Prix du public

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